Blog énergies renouvelables

Subtitle

Maguysama Technologies

Les besoins en énergie sont énormes

Les besoins en énergie sont énormes, mais des solutions existent. Partout sur le continent africain, les réalisations se concrétisent

Est-il nécessaire de rappeler les besoins criants du continent en matière d'énergie, et en particulier d'électricité ? Non que les choses n'avancent pas, même lentement, mais la demande galope plus vite que l'offre.

Sa capacité installée de 114 gigawatts équivaut à celle de l'Allemagne. Différence de taille : la première compte 1 milliard d'habitants, quand la seconde en abrite 82 millions... L'Afrique du Sud et l'Égypte représentent à elles seules 65 % de ce total.
 Alors que le continent devrait dépenser annuellement 40 milliards de dollars (31 milliards d'euros) pour le secteur, seuls 11,6 milliards de dollars y sont consacrés. Les délestages sont monnaie courante et l'électricité reste un objectif très lointain pour les ruraux : 12 % d'entre eux seulement peuvent s'éclairer par simple pression d'un interrupteur. Que dire en outre des entreprises qui doivent ajouter à leurs charges de fonctionnement de coûteux moyens de production ?

Si les énergies renouvelables sont souvent décriées, ce modèle de développement énergétique est défendu par nombre d'institutions, dont la Banque africaine de développement (BAD). L'argument repose sur un principe simple : les pays qui ne possèdent pas d'hydrocarbures (Sénégal, Maroc, Côte d'Ivoire, Guinée, etc.) ont tout intérêt à décorréler leur économie du cours du brent (aujourd'hui au-dessus de 100 dollars). Pour les autres, l'utilisation efficace de leurs ressources (notamment du gaz issu des champs de pétrole) doit enfin devenir une réalité.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : | Énergie : que la lumière soit ! | Énergie : des besoins et des solutions | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 
Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook

Lire l'article sur Jeuneafrique.com 

Feature Two

To add a fourth column, reduce the size of these three columns using the right icon of each block. Then, duplicate one of the column to create a new one as a copy.

Sans électricité fiable et bon marché, pas de véritable développement du continent.

Or le taux d'électrification de l'Afrique subsaharienne, d'environ 30 % début 2009, selon le rapport annuel 2011 de l'Agence internationale de l'énergie, est le plus faible au monde, avec moins de 15 % dans les zones rurales et 60 % dans les zones urbaines. Sur place, les grandes industries sont le plus souvent contraintes d'investir dans leurs propres sources de production d'électricité, ce qui limite leur compétitivité et ralentit l'augmentation de leurs capacités de production.

La situation reste critique dans de nombreux pays et les délestages ne semblent pas diminuer. La raison de ce bilan mitigé ? Tout d'abord, le temps requis pour le développement de ces infrastructures, souvent supérieur à dix ans. Les installations temporaires et coûteuses, comme les centrales diesel ou au fioul, deviennent alors des réponses de moyen terme retardant la mise en place de solutions pérennes. Les achats d'hydrocarbures pèsent sur les balances de paiement et absorbent une partie parfois importante du budget des États, fragilisant les économies. Surtout au regard d'une croissance de la demande en électricité supérieure à 10 % par an dans la plupart des pays africains et d'une grande volatilité des prix des hydrocarbures.

Les opérateurs électriques du continent, redynamisés par la prospection pétrolière et gazière ainsi que par un potentiel de marché croissant, investissent encore essentiellement dans les énergies conventionnelles. Or celles qui sont renouvelables, tels le solaire ou l'éolien, pourraient compléter cette stratégie en jouant un rôle stabilisateur. Car leurs coûts de production ont le mérite d'être stables sur le long terme et décorrélés des prix des hydrocarbures, et de grandes capacités peuvent être déployées dans un délai très court et de façon décentralisée.
Prendre en compte les facteurs temps et espace dans la planification énergétique reviendrait à associer à ces sources d'énergies renouvelables une valeur qui les rendrait incontournables dans la plupart des pays du continent, où des taux de pénétration supérieurs à 20 % pourraient être imaginés dès aujourd'hui.
Compte tenu de la compétitivité croissante de ces technologies, l'Afrique fait face à une opportunité historique et unique : utiliser les énergies renouvelables de façon opportune et rentable pour en faire le socle de son développement. Cette tâche requiert une grande prudence, car ces technologies, dont l'utilisation industrielle reste récente, sont encore en plein développement. Mais c'est justement là que réside la possibilité de former un cercle vertueux : contribuer à l'électrification du continent tout en générant des gains économiques et sociaux à travers la création d'emplois et le respect de l'environnement.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com